Et puis, permettez-moi de m'arrêter sur le cas de Jean Verniau (n° 12, celui que son voisin tient par l'épaule sur le cliché). Non seulement il fut mon oncle, puisqu'il épousa la soeur de mon père. Mais surtout parce-qu'il fut un grand bonhomme (malgré sa petite taille !) champion sportif et chef de maquis dans la Résistance.
Jean Verniau est né à Montceau le 3 avril 1920. Fils d'Antoine Verniau et de Jeanne Cruzille, le jeune cycliste du quartier du Bois-Roulot, obtint des places d'honneur à Sanvignes, Moulins, Louhans en 1938-1939.
En 1938, à Mâcon, il participe au Premier Pas Dunlop Bourgogne, épreuve réservée aux jeunes, qui équivaudrait aujourd'hui au championnat régional juniors. Les vainqueurs de chaque région se rencontraient lors d'une finale nationale, Cette épreuve sera courue de 1923 à 1951, laissant place ensuite au Championnat de France juniors.
Ce 3 avril 1938, Jean Verniau domine ses adversaires et franchit la ligne d'arrivée en vainqueur devant un autre Montcellien, Robert Auclerc, puis arrivent Barraud et Jacquelin.
Bouquets, bise d'une miss et photographie. C'est le triomphe......jusqu'à ce qu'un officiel fasse remarquer que le vainqueur avait 18 ans et 1 jour ! Or le règlement est strict : « course ouverte aux cyclistes de moins de 18 ans ».
Jean Verniau est déclassé et dans les journaux du lendemain, c'est Robert Auclerc qui a les honneurs.